Guide des méthodes de diagnostic pour savoir si j’ai une mauvaise haleine

HalitoseSuite à plusieurs réflexions ou comportements, nous pouvons penser que notre haleine est désagréable et repousse les gens. En outre, se réveiller avec une mauvaise haleine le matin est assez déprimant. Dans la plupart des cas, les sujets n’osent pas demander à leur entourage leur avis. Mais sans cette confirmation, comment savoir si j’ai réellement une mauvaise haleine ? Une personne aura beaucoup de mal à sentir elle-même l’air qui sort de sa bouche, puisqu’elle y est habitué et c’est pourquoi des méthodes ont été mises au point afin de confirmer un d’infirmer une halitose. Ces méthodes sont classées en deux catégories : les méthodes objectives et les méthodes subjectives.

Les méthodes objectives nécessitent l’aide d’un médecin, puisque ces dernières utilisent un appareillage parfois compliqué capable de déterminer la composition de l’air que nous expirons, et une éventuelle forte odeur. Ces appareils vont mesurer des grandeurs physiques (concentration de certaines molécules dans l’air expiré) qui indiqueront en dépassant un seuil ou pas, si vous êtes victime de mauvaises haleines.

Les méthodes subjectives, quant à elles, peuvent être réalisé par un médecin, une personne de confiance, ou par le patient lui-même. Cependant, dans ce dernier cas le risque d’erreur sera plus grand. Ces méthodes ne mesure aucune grandeur, et sont basées sur l’appréciation de l’observateur, son libre arbitre, et c’est pourquoi elles sont qualifiées de subjectives et parfois limités.

 

1. Méthodes objectives

Tout d’abord, comme expliqué plus haut, il est important de noter que les mesures ne pourront être réalisées que par un médecin, ou éventuellement un autre professionnel de santé qualifié. Le sujet, s’il est de nature timide ou honteuse vis à vis de son haleine, devra comprendre que cette personne est une personne de confiance, qui est uniquement présente pour lui apporter des solutions à son problème, et en aucun cas la juger.

Avant l’auscultation (au minimum 4h avant), le patient devra éviter de se nourrir d’aliments qui possèdent une forte odeur (type ail, oignon, poissons, …), de consommer des boissons alcoolisées ou du tabac, de se laver les dents ou d’utiliser un bain de bouche, de s’appliquer du parfum ou du shampoing. Tout ceci est fait dans le but de limiter au maximum les facteurs pouvant fausser l’auscultation, et être le plus objectif possible.

Le premier appareil pouvant être utilisé par le praticien est appelé un «halimètre». Celui sert à évaluer votre éventuelle mauvaise haleine, en mesurant les composés volatils sulfurés sécrétés par les bactéries, et responsable de l’odeur désagréable. Les trois composés essentiellement retrouvés dans l’halitose peuvent être mesurés par l’halimètre : le sulfure de diméthyl, le méthylmercaptan, et l’hydrogène sulfuré. Ces trois molécules sont en permanence présente dans notre bouche, mais ce n’est qu’à partir d’une certaine concentration, d’un certain seuil, qu’elles se manifesteront par une odeur forte et désagréable.

Le second appareil reprend le même principe. La chromatographie en phase gazeuse, utilisées dans les laboratoires de chimie, permettent de décomposer un gaz afin d’identifier toutes les molécules qui le compose, et de déterminer leur concentration. Contrairement à l’halimètre, la chromatographie en phase gazeuse, analysera tous les gaz présents dans l’air expiré, et pas seulement les trois gaz responsable de la mauvaise haleine. Pour exemple, «OralChroma» permet de faire cela.

Le BANAtest est une méthode rapide, facile, et efficace. Elle exploite une enzyme, la trypsin-like, présente dans quatre familles de bactéries responsables de la mauvaise haleine : Porphyromonas gingivalis, Treponema denticola, les Capnocytophaga, et les Bacteroides forsythus. Le test contient un substrat, ou réactif, qui mis en présence d’une de ces bactéries (qui, je le rappelle, possèdent cette fameuse enzyme) sera hydrolysé. La solution changera alors de couleur et on pourra confirmer la présence d’au moins une de ces bactéries dans la bouche du patient.

 

2. Méthode subjective

La méthode subjective peut être réalisée par un médecin, une personne de confiance, ou soi-même. C’est pourquoi cette méthode est intéressante chez les personnes mal à l’aise vis-à-vis de leur halitose.

Elle met en oeuvre un test organoleptique, c’est à dire qui peut réagir à un organe sensoriel. (en l’occurrence les récepteurs olfactifs présents dans le nez)

Ce test consiste en la reconnaissance d’odeurs de différentes intensité, et issues de la bouche du patient. Le patient peut par exemple se passer du fil dentaire entre les dents, un gratte langue, prélever de la salive grâce à une petite cuillère, afin de recueillir l’essence de son milieu buccal. Il lui reste ensuite à faire sentir, ou sentir lui-même, le recueil afin de déterminer si une odeur forte et désagréable est détecté. Il est important de remarquer que l’auto évaluation est déconseillé, afin d’éviter toute déformation, et car il est difficile d’évaluer l’odeur de sa propre cavité buccale, puisqu’on la sent en permanence.

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One Response to Guide des méthodes de diagnostic pour savoir si j’ai une mauvaise haleine

  1. Eric says:

    C’est vrai que le BANAtest marche sacrément bien, par contre niveaux prix, c’est autre chose. Je suppose que dans les cas extrêmes, on peut se faire rembourser par la sécu.

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